dimanche 21 novembre 2010

Chronique du haut de la palissade : les Vérités de Lapalisse

-
L'actualité lapalissoise des jours derniers montre à quel point notre ville est à la croisée des chemins. Alors que la fermeture programmée du Lycée agricole va accroître encore un peu plus l'écart qui nous sépare des villes moyennes de notre département, le projet de création d'une Maison de Santé ancre résolument Lapalisse parmi les bourgs-centres bourbonnais.
Comme nous vous l'avions annoncé dès le mois d'août, la fermeture du Lycée Antoine-Brun n'est plus qu'une question de mois. Tout est déjà plié et de longue date. Rappelons qu'en 2008, la majorité de gauche du Conseil régional avait déjà programmé la fermeture du site en refusant de voter les 4 millions d'euros nécessaires à la rénovation des bâtiments. De plus, il existe en effet une concurrence entre le Ministère de l'Agriculture et le Ministère de l'Education Nationale en ce qui concerne les filières "sanitaires et sociales" en milieu rural. La consolidation des Bac Pro SMS à Varennes-sur-Allier et Cusset a réduit le champ de recrutement du Lycée Antoine-Brun dont les équipes enseignantes ont le plus grand mal à développer de nouveaux projets capables de créer des filières attractives.

La manifestation qui a eu lieu jeudi dernier, jour du marché, dans les rues de Lapalisse n'aura donc aucun effet. Jacques de Chabannes et son mentor, le député Gérard Charasse, ont eu beau jouer sur l'affect, s'en prendre à l'Etat centralisateur, comptable et distant, ils savent forcément que tout est déjà fini.
Autre dossier, celui de la Maison de Santé. Vous vous êtes sans doute rendu compte que depuis quelques semaines, la com com mène une opération de séduction en direction des professionnels de la santé du Pays de Lapalisse. La raison en est toute simple. La Com com s'est vue conseiller de se replonger dans la Charte de création des Maisons de Santé et de bien comprendre, cette fois-ci, que le projet ne doit, en aucun cas, répondre à une commande publique, mais doit être, au contraire, porté par les acteurs locaux de la Médecine. Les erreurs d'analyses s'accumulent donc et le projet tarde à voir le jour.
S. HUG

Aucun commentaire :