mercredi 29 décembre 2010

Chronique du haut de la palissade : le plan B

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La dernière séance du Conseil communautaire a tenu, une fois de plus, toutes ses promesses. Nous y avons appris que le projet de Maison de Santé ne pourra pas être finalement réalisé sur le site de la friche ATAC pour la bonne et simple raison que son propriétaire, qui a toujours campé sur ses positions, n’est pas vendeur. Mais qu’à cela ne tienne, la com com a un plan B décliné en trois options : soit installer la future Maison de Santé dans l’ancien moulin de la ville, soit construire un bâtiment sur une parcelle située à l’arrière du Musée d’Art brut ou, tenez vous bien… installer le futur établissement de santé dans l’actuel Lycée Antoine-Brun.
Dans un élan burlesque annonçant le prochain « Printemps de l’Humour », nos élus, au terme de débats de haute tenue, ont décidé de retenir une autre alternative : une emprise appartenant à la commune de Lapalisse située place Jean-Bécaud (sic le compte-rendu de la réunion du 21 décembre dernier). A ma connaissance, le seul projet prévu place Jean-Bécaud (la Petite-Gare des Lapalissois) consiste en la rénovation des WC publics ! Chercherait-on à nous faire prendre des vessies pour des lanternes ? L’avenir nous le dira.
Plus sérieusement, alors qu’hier encore on annonçait à tue-tête que l’on se battrait jusqu’au bout pour sauver ce Lycée, alors que l’on continue à voter des motions d’émotions, aujourd’hui, en réalité, on prend de plus en plus acte de sa fermeture prochaine… Peu à peu, on se rend compte que le taureau ne veut pas se faire bio dans la ferme des Durets et que personne à la com com, à l’Hôtel de Ville ou au sein du collectif de défense de l’établissement n’avance des solutions innovantes capables de sauver le lycée. Selon nos sources clermontoises, il est fort probable que d’ici une quinzaine de mois le Conseil régional choisisse de céder les locaux du lycée à la com com qui aura alors en charge la reconversion du site. Le véritable enjeu économique lié à la fermeture du Lycée Antoine-Brun ne réside pas dans le transfert vers Neuvy d’une trentaine d’emplois directs (qui d’ailleurs ne correspondent pas, loin s’en faut, à autant de résidents et de consommateurs du bassin de Lapalisse) mais dans le coût futur de la gestion du site abandonné. Nous allons donc assister, à mon sens, dans les mois à venir à un redéploiement des investissements de la com com. Les opérations ont déjà commencé puisque le Président de la com com vient de commander un rapport de faisabilité sur le projet du « quartier d’art » situé au pied du château. Doit-on comprendre en d’autres termes que l’on prépare son enterrement de première classe ? A l’heure où le gouvernement revoit sa copie concernant les avantages fiscaux accordés à l’énergie photovoltaïque, la com com serait bien inspirée de reconsidérer ses investissements concernant la centrale solaire en projet sur l’aérodrome de Lapalisse-Périgny : en matière budgétaire, les erreurs d’investissement se payent comptant…
Tirons tout de même notre chapeau au Président de la com com qui continue à mettre en ligne sur le net l’intégralité des comptes-rendus des séances du Conseil communautaire, démarche vite abandonnée sur le site municipal de Lapalisse où plus rien n’est publié depuis six mois… Aurait-on des choses à cacher ?

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S. HUG

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