mardi 18 janvier 2011

Chronique du haut de la palissade : immobilisme n'est pas stabilité.

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Qu’une majorité des internautes lapalissois soit convaincue de la fermeture prochaine du Lycée Antoine-Brun n’est pas une véritable surprise. Notre regard doit plutôt se porter sur la mobilisation des défenseurs de cet établissement. Il y a un an, lorsque j’ai lancé sur Palicia les toutes premières enquêtes d’opinion, plusieurs censeurs, présumés sensés, prétendaient que cette démocratie numérique n’avait aucune utilité. Mais voici qu’aujourd’hui ces mêmes personnes investissent le concept et s’en servent de caisse de résonance. Leur désarroi face à la fermeture annoncée du Lycée Antoine-Brun avait naturellement toute sa place dans la dernière enquête d’opinion que je vous ai proposée. Car fermeture il y aura. Beaucoup de nos concitoyens comptent sur l’actuel président du Conseil Général de l’Allier pour peser sur les discussions. Or, en mars prochain, la majorité de gauche conduite par Jean-Paul Dufrègne risque de changer de visage et le Parti communiste pourrait bien perdre, à l’occasion de ce renouvellement cantonal, la présidence de l’Allier. Il ne faudrait pas pour autant croire que la Droite soit en position de reprendre l’avantage dans notre département, l’air du temps voudrait plutôt que se soit l’un des amis socialistes du secrétaire fédéral Jean Mallot (celui-là même qui veut fermer le Lycée Antoine-Brun) qui hérite de la présidence bourbonnaise. Quoi qu’il en soit, j’invite les défenseurs du Lycée Antoine-Brun à s’armer de leur plus belle plume et à venir s’exprimer dans les colonnes de Palicia qu’ils semblent fréquenter à leur corps défendant. Quitte à me répéter, je considère pour ma part que le Lycée Antoine-Brun ne peut être raisonnablement sauvé qu’à la seule condition de le rendre attractif. Faute d'idées, à Lapalisse on continue à formuler des voeux et à frapper aux mauvaises portes... Conserver cette structure éducative en l’état est un non-sens, car l'immobilisme n’est pas gage de stabilité : à terme tout finirait par se déliter. Dans un département comme le nôtre où le nombre des exploitations agricoles a été divisé par quatre en l’espace de trente ans et où la part des moins de vingt ans est de moins en moins importante, tout conduit à centraliser autour de pôles performants l’ensemble des offres de formation à vocation rurale.
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S. HUG


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