mercredi 21 décembre 2011

Auguste Ducroux : le parfait notable.

Ami et bras droit de Pierre-Antoine Meilheurat (maire de Lapalisse de 1832 à 1877), Auguste Ducroux incarne le parfait notable rural du XIXe siècle. Issu d'une famille de propriétaires terriens enrichis dans le commerce de l'embouche, Auguste Ducroux vit le jour à Busseuil (Saône-et-Loire) en 1803. La famille Ducroux, fortement ancrée dans cette terre charolaise, fit de Poisson son fief, commune à laquelle elle donna plusieurs maires au cours du XIXe siècle.


Après avoir fait son droit, Auguste Ducroux s'inscrit au barreau de Dijon et s'installa comme avocat à Charolles en 1828. L'année suivante, il épousa une lapalissoise, Marie-Louise Boizet, fille de Benoît Boizet, l'un des plus gros propriétaires du Pays de Lapalisse. Le jeune couple s'installa à Lapalisse, dans une demeure de l'Ile Saint-Jean. Délaissant peu à peu le droit, Auguste Ducroux se consacra dès lors presque exclusivement à la gestion de ses propriétés dispersées autour de Lapalisse, mais aussi en Donjonais, en Brionnais et en Charolais. Conseiller municipal de Lapalisse à partir de 1836, il devint conseiller d'arrondissement et adjoint au maire en 1842. En 1850, notre homme maria sa fille unique, Marie-Louise, à Joseph-Marie Burelle, héritier de l'une des plus belles fortunes de la Forterre. En 1871, Auguste Ducroux, fidèle soutien de Pierre-Antoine Meilheurat, accepta de quitter son poste d'adjoint afin d'intégrer à l'Hôtel de Ville la génération montante des Républicains locaux, mais il demeura tout de même conseiller municipal jusqu'à sa mort le 3 mars 1875.


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Remerciements à Madame Malte-Saltes, galiériste et critique d'art à Hambourg, descendante d'Auguste Ducroux et fidèle lectrice de PALICIA.


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S. HUG



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