mercredi 7 décembre 2011

Chronique du haut de la palissade : L'heure grecque.

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Les mois se suivent et se ressemblent à Lapalisse où les erreurs stratégiques de la municipalité s’accumulent dangereusement. Dernièrement, alors que rien n’avance sur le dossier du Lycée Antoine-Brun (bouclé, il est vrai depuis bien longtemps) et que les difficultés de cadrage juridique s’amoncellent autour de la création de la Maison de Santé Pluridisciplinaire, voilà que le Conseil municipal s’est penché une fois de plus sur l’avenir touristique de notre ville. Il est vrai que trois ans et demi après leur arrivée à la tête de Lapalisse, rien de sérieux n’a été entrepris dans ce domaine. C’est au moment même où notre pays est de plus en plus endetté que le Conseil municipal de Lapalisse envisage rien de moins que d’acquérir le bâtiment de l’ancien Hôtel-restaurant du Lion des Flandres afin d’en relooker l’aspect. Souvenez-vous, en 2008, l’actuelle municipalité avait débuté son mandat en pointant sévèrement du doigt le niveau d’endettement communal soit disant laissé par la majorité précédente. Trois ans plus tard, ces critiques sont bien oubliées : réglerons-nous un jour les horloges lapalissoises sur l'heure grecque ? Pire, personne ne sait quel projet pourrait être accueilli dans les murs de l’ancien Hôtel du Lion des Flandres, si ce n’est le risque de voir apparaître une nouvelle coquille vide à l’image du futur quartier d’artisanat d’art dont l’orientation est encore on ne peut plus floue. Faute de voie clairement définie, la municipalité lapalissoise continue donc à rêver le long de l’ancienne Nationale 7, route désormais désenchantée. J’espère au passage que vous aurez vous aussi noté l’étonnante politique des élus communautaires qui financent un jour des panneaux touristiques labellisés « Route Historique Nationale 7 » et refusent le lendemain la création d’un espace « RN7 Historique » au sein du futur quartier d’artisanat d’art. La renaissance de Lapalisse passera inévitablement par la redécouverte de la notion de stratégie promotionnelle et la fin de la politique à la petite semaine.

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S. HUG

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