dimanche 22 juillet 2012

Rencontre avec celles et ceux qui font le Bourbonnais : Le Pot de Terre.

 Créé en 2008 à Saint-Pourçain, Le Pot de Terre, est le journal le plus impertinent du Bourbonnais. Tiré à plus de 650 exemplaires, ce mensuel est présent sur la Toile depuis janvier dernier. Rencontre avec son équipe rédactionnelle qui n'a de cesse de faire triompher la vérité et le bon droit. 
Notez par ailleurs qu'à partir du mois prochain, vous pourrez retrouver, des Chroniques du haut de la Palissade inédites dans les pages du Pot de Terre, en vente à l'espace presse de l'Intermarché lapalissois au prix de 1.20 euro. 



1- Quid de la genèse du Pot de Terre ?

Tout est arrivé par la rencontre de quelques esprits en mal d’activité et d’expression qui se sont un jour trouvés confrontés à ce qu’ils ont estimé être une injustice absurde, technico-administrativo-policière ridicule, et qu’ils ont décidé de tourner en dérision. Il en est né une association éditrice du petit journal qu’on connaît aujourd’hui dans les milieux bien informés !

2- Pouvez-vous nous présenter l’équipe du Pot de Terre ?

Eh bien pour faire simple, je reprendrai simplement, en l’enrichissant, la présentation de l’équipe telle qu’elle apparaîtsur notre site :
Michel : le directeur de publication avance au radar jusqu’à ce qu’il déniche la bonne info, celle qui va faire du bruit, et enfin le réveiller. Porte un intérêt prononcé et suspect pour la responsable aux finances du journal, incapable de comprendre sans doute que son âge canonique constitue un handicap rédibitoire. Cheville ouvrière de la rédaction autant que de la fabrication du canard. Ancien de la presse quotidienne régionale (Le Progrès de Lyon), connaît bien son sujet.
Rodger’s : remplit parfaitement son rôle de ‘‘vieux’’ du groupe, en se faisant ronchon aux heures tardive des réunions du comité de rédaction.
Jacques : notre rédacteur en chef ne jure que par la ouatte ; c’est la ouatte qu’il préfère... 500 ouattes par-ci, 2000 ouattes par là... Avec Jacques, forcément, le Pot de terre est au courant de tout ! Féru d’inventions, ilest un vrai Géo Trouve-tout.
Valérie : la plus petite de la rédaction (on a des preuves en photo) n’en est pas moins pour autant la plus ‘‘grande gueule’’. On n’a pas la preuve, mais on suppose simplement que Dieu, dans sa grande bonté, a voulu compenser un handicap. C’est peut-être pour ça que certains d’entre nous ont perdu la foi.
Le Daf : le ‘‘responsable marketing’’ du Pot de terre est persuadé que les chiens grimpent aux arbres, et il l’a prouvé, un soir, à la Ferté-Hauterive. Il prétend aussi que, pour redescendre, les pauvres petits chiens sont obligés d’attendre l’automne, quand les feuilles tombes.
Daniel : l’auteur des proverbes idiots trimbale sa philosophie dans la vie comme une âme en peine ; ne vous y trompez pas : c’est juste une apparence, et sous sa mine de chien battu, se cache un flegme inégalable, que lui envie le chat qui guette la souris.
Fanch : les croquis du croqueur sachant croquer ont conquis le coeur de la rédaction. Depuis, on ne le lâche plus. Fanch, bardé de son diplôme de la Fac de Nantes, aurait pourtant sans doute beaucoup mieux à faire, mais une fois par mois, il nous livre son dessin, tendre et cruel à la fois, pour le plus grand plaisir de nos lecteurs.
Coco : le moulin à parole de l’équipe mène l’enquête. Dessous cachés d’une école qui a oublié sa mission ; rencontre à l’arrache avec les ennemis préférés du journal ; petits reportages qui font du bien... elle remplit parfois de son bagou quelques colonnes et ça donne de la couleur à nos propos.
Adrénaline : la collègue en plus discrète de Coco.
Nadine : la seconde cheville ouvrière du journal. Trésorière de l’association, elle assume aussi désormais une partie de la rédaction, et surtout règle toutes les questions techniques, s’occupe des partenariats, et se dépense sans compter pour que le journal soit à l’heure dans les kiosques à sa parution.
Nathalie : Circule en Daf. Notre spécialiste pages musique.
Jean-Eudes : Se prend encore et toujours pour Bilbo le Hobbit, mais sa recherche de l’anneau est une vraie quête du Graal.


Sont encore absents de cette liste et des illustrations :
Le père Duchesnes,  correspondant varennois, et Fred le Marrec, notre gauchiste de service...

3- Quelles sont les influences politiques, littéraires, journalistiques de l’équipe du Pot de Terre ?

On n’échappe certes pas aux influences politiques, et nous sommes conscients que la neutralité, en la matière, ne peut exister. Cependant, notre équipe s’efforce de n’afficher aucune adhésion pour quelque parti institutionnel que ce soit. Si, de manière générale, plusieurs membres de la rédaction seraient plus proches d’opinions « de gauche », certains s’affirmeraient plutôt « au centre », et on a eu, collaboration qui a été interrompue pour d’autres motifs que la politique, des collaborateurs qui déposaient des bulletins dans l’urne plutôt « à droite ». La ligne de conduite qui à notre sens définit le mieux notre positionnement dans l’arêne politique est l’article des statuts de l’association éditrice du journal qui énonce : « l’association oeuvre pour faire valoir le bon droit, lorsqu’il y a lieu, du faible contre l’abus de toute autorité ou pouvoir, légal ou auto-proclamé, par tous les moyens légaux mis à sa disposition, et par exemple en organisant des conférences, , en participant à celles déjà existates ; en publiant un journal ou par tout autre moyen légal », ce qui ouvre ses portes à des personnes d’horizon et d’opinions politiques très variés.


4- Comment définiriez-vous votre action dans le Saint-Pourcinois ?

Notre action s’étend au-delà du Saint-Pourcinois, et selon les statuts, peut s’étendre à l’ensemble du bourbonnais. La présence de l’assocition se manifeste notamment par la zone géographique de diffusion du mensuel « Le Pot de terre », qui couvre aussi bien Saint-Pourçain que Varennes, Chantelle, Saint-Germain-des-Fossés, Lapalisse, Jaligny, Châtel-de-Neuvre, Bessay, Neuilly-le-Réal, Moulins, Yzeure... Au total, on dénombre une cinquantaine de points de vente, dans une trentaine de villes ou villages. Ceci étant précisé, notre action s’est manifestée par quelques temps forts avec :
- l’organisation d’un débat et d’une manifestation publique autour du thème « pour ou contre l’installation d’un centre Leclerc à Saint-Pourçain » ;
- l’appel à une manifestation départementale, appel commun avec les deux autres associations « Les Motards en colère » et «l’association de défense des usagers de la route » contre les mesures abusivement répressives du code de la route (port du gilet jaune pour les motards ; augmentation des amendes pour des infractions mineures ; pénalisation de certaines infractions...) ;
- l’organisation en commun avec l’association luttant pour la recherche contre la maladie de Costello (avec une soirée conférence et festive ; et une journée « Noël des enfants ») ;
- de nombreuses interventions, notamment par la publication d’articles dans le mensuel, contre divers abus d’autorité particulièrement d’administrations...
Nous envisageons par ailleurs, dans les années à venir, la mise en place d’un temps fort sous forme de Fête du Pot de terre, qui sera un moment à la fois festif et de réflexion et pourra durer un week-end, rassemblant aussi bien des spectacles (théâtre, concerts, saltimbanques...) que des conférences/débats, des stands d’expositions artistique et littéraires, des moments ludiques voire des manèges ou stands de jeux...

5- Parlez-nous de votre réseau de correspondants et de dépositaires du Pot de Terre ?

Notre réseau s’est construit et continue à se construire petit à petit, concernant aussi bien les correspondants que les dépositaires. En général, nous sommes contactés par courrier ou par téléphone par des personnes désirant mieux nous connaître ou collaborer à la publication, ou simplement désireuses de nous apporter une information qu’elles considèrent comme digne d’être publiée. Par exemple, c’est ainsi que nous avons connu notre correspondant varennois, qui désormais chaque mois alimente deux pages d’informations locales, et qui nous a permis d’installer notre réseau de diffusion à Varennes, et d’y avoir aujourd’hui une vente significative. Pour la diffusion, elle est réalisée par les diffuseurs de presse traditionnels, que nous alimentons nous-mêmes, sans passer par les sociétés telles que la SAD, qui sont, à nos yeux, de véritables requins imposant leur loi (ainsi, nombreux points de vente de presse se sont récement vus retirer la diffusion de nombreuses revues, réduisant leur stock à peau de chagrin, et certains diffuseurs sont aujourd’hui obligés d’aller s’alimenter à Moulins pour satisfaire à la demande de leurs clients). Nous fournissons ainsi les kiosques de presse, boutiques bar-tabac-presse, voire grande surface. Nous laissons 20 % de la vente à nos diffuseurs.

6- Quel jugement portez-vous sur le personnel politique bourbonnais ?

Nous ne portons pas réellement de jugement sur le personnel politique en place dans le Bourbonnais. Nous avons tendance à vouloir mettre en valeur se qui se fait de bien, sans hésiter non plus à dénoncer ce qui va dans le mauvais sens, en considérant que les élus, et tout particulièrement les maires, sont un lien indispensable entre les superstructures institutionnelles et le citoyen. A ce titre, nous avons rencontré de nombreux élus, parfois pour leur exposer le sentiment de désaccord de leurs mandats (Bessay par exemple, concernant le projet d’un parc photovoltaïque), le plus souvent dans le cadre de débats ouverts par l’actualité politique (la réforme des collectivités territoriales par exemple).

7- Comment percevez-vous l’avenir du Bourbonnais ?

C’est une vaste questions, et il y a plusieurs angles à envisager :
- d’une part, l’Allier est un département rural attiré par les trois pôles que sont les trois grandes villes Moulins, Vichy et Montluçon. Les citoyens ruraux se reconnaissent-ils dans ces trois pôles ? Nous n’en sommes pas convaincus. A ce titre, la récente disparition de la circonscription de Saint-Pourçain/Gannat ne nous paraît pas une bonne chose ;
- ensuite, administrativement, l’Allier fait partie de la région Auvergne. Or par sa configuration géographique, par son histoire, il possède ses particularités et son identité propres qui le rapprocheraient plutôt de la Nièvre et du Cher. J’ai personnellement eu souvent l’occasion de discuter avec des touristes qui, me demandant dans quelle région ils se trouvent, sont étonnés lorsque je leur répond qu’ils sont en Auvergne, et auraient plutôt pensé à une région centre... Cette question identitaire est importante parce que lorsqu’on ne se reconnaît pas vraiment dans une entité, on s’y investit mal. Cela n’engage que moi, mais je crois que le développement de liens plus étroits avec les deux département que j’ai cité précédement, qui appartiennent eux aussi chacun à une région différente, est peut-être inéluctable pour l’activité économique notamment.
- autre aspect : le Bourbonnais est situé au centre de l’hexagone et est traversé par des axes routiers et ferroviaires qui en font un lieu de transit du tourisme important. Du fait de son histoire (berceau des rois de France) et de son patrimoine (500 châteaux et belles demeures, ce qui en fait le deuxième département de ce point de vue), de la présence d’un parc d’attraction nationalement connu (le Pal), l’Allier doit pouvoir développer le tourisme. L’infrastructure d’accueil (hôtellerie ; camping...) aurait sans doute besoin de se moderniser et de s’agrandir.


Un immense remerciement à Michel Rouby, Directeur de Publication du Pot de Terre


S. HUG
HUGSTEPHANE@aol.com

Aucun commentaire :