vendredi 22 mars 2013

Chronique du haut de la Palissade : le couperet



Le mutisme de la municipalité et des membres du bureau communautaire ne laissait rien augurer de bon. Les observateurs attentifs de la vie politique lapalissoise (terme convenu, mais qui, sous nos tristes tropiques, est d’un usage surfait) avaient déjà noté que plus rien ne filtrait concernant le dossier du Lycée Agricole Antoine Brun : l’issue fatale était plus que prévisible. De son vivant, le brave homme avait la tête dans les étoiles, désormais le lycée lapalissois a le cul par terre : triste fin pour un établissement plus que cinquantenaire. Faute d’un LPA, nous aurons donc une MSP souffreteuse. Lapalisse intègre de ce fait encore un peu plus la  catégorie intermédiaire des bourgs centre au même titre que Le Montet, Souvigny, Cosne-d’Allier et d’autres fameux ports de pêche.

Incontestablement, le poisson était beaucoup trop gros pour notre personnel politique local qui, faute d’une connaissance suffisante des arcanes du monde de l’Education Nationale et des coulisses des Ministères n’ont pu bâtir un  projet pédagogique suffisamment attractif et original pour inverser une prise de décision qui était arrêtée depuis bien longtemps. Je suis convaincu que nos élus locaux ont manqué de clairvoyance face au véritable marché de dupes imposé au printemps 2011 par les instances ministérielles : lé dépôt d’un projet solide aurait dû entraîner la levée du moratoire pesant sur le LPA. Mais en sous-main, le terrain avait été préparé. Sans programme d’accompagnement piloté par les instances ministérielles, le projet lapalissois était inévitablement voué à l’échec. Pire, face à ce qui pour eux constitue encore un monde inconnu, nos élus n’ont pas suffisamment associé à leur réflexion l’équipe éducative du LPA, préférant prendre conseil auprès d’un bureau d’études dévoreur d’argent publique. La seule cartouche dont nous disposions pour sauver le LPA a donc été tirée en l'air à l'orée du bois. Et que dire de la transparence tout au long de ce feuilleton ? La communication de la municipalité et de la Com com se résuma à un écho qui cherche désespérément sa voix. Charasse, lointain héritier d’Hessel aura beau s’indigner, la messe est dite ! Et dire qu’ils attendent fiévreusement le passage du Tour de France…

S. HUG

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