samedi 7 septembre 2019

Chronique du haut de la palissade : la ville en haillons

La cellule économique de la Com com et l'ineffable Premier magistrat lapalissois ont beau se féliciter des actuels chantiers qui ont cours dans la zone économique, ceux-ci ne vont  qu'étirer un peu plus les pauvres habits de notre ville. En fait, à l'intérieur, le tissu s'en finit plus de craquer, laissant désormais apparaître des trous béants : commerces fermés, rues et places dans un état d'entretien lamentable, Musée de l'Art en Marche qui ne fait plus un seul pas, LP désert et si triste qu'il ferait passer les vieux sanatotia des Alpes pour des lieux de villégiature. Si on ajoute à cela, un Fab Lab aussi coûteux qu'inutile, des services techniques municipaux mal managés, un projet de réhabilitation du Moulin taillé pour n'accueillir qu'une population disposant d'un pouvoir d'achat très faible et une quatrième saison du spectacle Son et Lumières qui va laisser un trou budgétaire et des traces dans les équipes de bénévoles : le bilan des dix années de mandat de Jacques de Chabannes est lourd, très lourd. Bien entendu, tout cela vous ne pourrez pas le lire dans la pitoyable Mentagne, dont la plume continue à faire rougir les scribouillards de Pyongyang.   
L'importance de la mobilisation des Gilets jaunes locaux a montré qu'il y avait ici une vraie souffrance sociale. A ce jour, aucune réponse n'a été apportée à ce malaise profond, mis à part d'avoir eu le toupet de faire de Louis Mandrin le porte-étendard de trois soirées estivales qui vont faire pleurer dans les chaumières tout un hiver et bien plus encore. 

S. HUG 

mardi 6 août 2019

Lapalisse en toile de fond d'une opérette de Francis Lopez.

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Quatre Jours à Paris, créée à Bobino le 22 février 1948, est la troisième opérette de Francis Lopez, après La Belle de Cadix et Andalousie. Avec cette œuvre, Francis Lopez (compositeur) et Raymond Vincy (auteur du livret) signent une sorte "vaudeville-opérette" dans lequel le livret, avec ses quiproquos, ses rebondissements incessants, a plus d'importance que la partition.






Quatre Jours à Paris se joue une année entière à Bobino puis est repris en 1960 à l'ABC. Une version cinématographique est adaptée en 1955 pour Luis Mariano, entouré de Roger Nicolas, Jeanne Sourza et Geneviève Kervine. Malgré la qualité de l’interprétation, le résultat ne fut guère convaincant. Il est à noter au passage que la séquence lapalissoise de Quatre jours à Paris fut transposée dans ce film en Provence, sans aucun doute plus radieuse pour le public parisien. Une adaptation pour la télévision fut réalisée en1978 et réunissant pour l'occasion une belle affiche : Georges Guétary, Eliane Varon, Michel Dunand, Katia Tchenko, Jacqueline Guy.
Quatre jours à Paris est aujourd"hui l’une des opérettes de Francis Lopez qui totalise chaque année le plus de représentations sur nos scènes de province.


L'intrigue vaudevilesque est simple :

Ferdinand est la coqueluche des clientes de l'institut de beauté "Hyacinthe de Paris". La plus empressée, Amparita, est la femme d'un riche brésilien, Bolivar. Avec la complicité de Hyacinthe, elle tente de séduire le jeune homme. Pendant ce temps, Ferdinand, qui ignore tout de ce petit complot, fait visiter la capitale à Gabrielle, une petite provinciale venue passer "quatre jours à Paris". À l'institut, Amparita, qui a attendu en vain sa proie, est furieuse. De retour, Ferdinand se moque bien des reproches qui lui sont adressés. Il cherche surtout le moyen de rejoindre Gabrielle repartie à la Palisse, dans l'Allier. Pour égarer les soupçons, il déclare qu'il est appelé d'urgence au chevet de sa vieille grand-mère. Un ami de Ferdinand finit par vendre la mèche et tous les protagonistes se retrouvent à La Palisse, dans l'auberge du papa de Gabrielle. Avec trois femmes amoureuses de lui (Ampira, Gabrielle et Simone, une maîtresse de longue date), Ferdinand, malgré son imagination, ne peut accumuler les mensonges bien longtemps... et Gabrielle met bientôt tout ce beau monde à la porte.
De retour à Paris, amoureux de Gabrielle, Ferdinand refuse de reprendre le travail. La brave Simone se dévoue... Elle fait venir Gabrielle dans la capitale et, après une ultime dispute, les amoureux se réconcilient juste avant que ne tombe le rideau.



S. HUG