vendredi 30 juillet 2010

Une photo à la Une


Magasin de Nouveautés Lassère (actuelle succursale de la BNP) Lapalisse, rue Nationale - circa 1910 (auteur du cliché inconnu). Clément Lassère, issu d'une famille de marchands-tailleurs d'Arfeuilles, que l'on voit ici un mètre de couturier autour du cou, tomba sous le feu allemand en 1915 à seulement 34 ans. (source documentaire : Florence Tripetzky).

jeudi 29 juillet 2010

La croix blasonnée de Droiturier

Sur la place du village de Droiturier se dresse une croix blasonnée bénite en 1688 par le curé Nicolas. Sur une face, nous retrouvons le sautoir des La Guiche, alors co-seigneurs de la terre de Droiturier. Sur une autre face, est gravé le chevron des Jacquelot, seigneurs de Contesol. La présence de ce second blason s'explique par le fait qu'au XVIIe siècle cette famille "cueillait" (dans la terminologie du Grand Siècle) plusieurs dîmes sur la paroisse et qu'au titre de grand décimateur, elle pouvait placer ces armes à côté de ceux qui pssédait le droit réel de patronage .
Voici par ailleurs une anecdote que m'a confiée, il y a quelques années, un instituteur qui avait débuté sa carrière à Droiturier juste après la Libération. Un jour, alors qu'un Inspecteur primaire venu de Moulins venait d'achever la visite de l'ensemble des classes de l'école communale, ce dernier resta planté pendant plus d'une demie-heure devant cette croix. Après mûres réflexions et la levée de quelques croquis, l'Inspecteur déclara qu'il y avait forcément eu par le passé des Francs-Maçons dans le pays puisque qu'une équerre maçonnique était gravée sur cette croix. Il s'agissait en fait du chevron figurant sur les armes des Jacquelot. Promettant de faire une communication à ce sujet lors de la prochaine séance de la Société d'Emulation du Bourbonnais, le brave Inspecteur regagna Moulins la tête pleines de belles théories. On ignore comment il se sauva du ridicule, mais cette communication ne vit fort heureusement jamais le jour.
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Photo de l'auteur et croquis figurant dans les Fiefs du Bourbonnais.
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S. HUG

mercredi 21 juillet 2010

dimanche 18 juillet 2010

Un grand républicain oublié : Jacques Bonnet, maire du Breuil et conseiller général du canton de Lapalisse

Jacques Bonnet (1859-1937), chevalier de la Légion d'Honneur, boulanger au Breuil, fut maire de sa commune de 1892 à 1937 et conseiller général du canton de Lapalisse de 1919 à mars 1937. Après avoir participé à l'expédition du Tonkin en 1882-1885, Jacques Bonnet s'établit comme boulanger au Breuil, doublant son activité d'un café-hôtel. Il devint dans la foulée conseiller municipal. Trois ans plus tard, il devenait adjoint au maire, puis enfin maire en 1892.
Jacques Bonnet fut également conseiller d'arrondissement de 1906 à 1919.
Grand républicain, militant radical-socialiste, il fut élu conseiller général en novembre 1919, succédant ainsi au Docteur Baudon, radical-socialiste, qui avait souhaité quitter la scène politique locale. J. Bonnet reçut la Légion d'Honneur en 1923. Ami du député et ministre Lucien Lamoureux,
Jacques Bonnet se passionna surtout pour les questions touchant à la modernisation des campagnes bourbonnaises durant l'Entre-deux-guerres.
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S. HUG

HUGSTEPHANE@aol.com

samedi 17 juillet 2010

Le Père Jouanet était Lapalissois












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Les chroniques paysannes du Père Johannet (voir photo à droite) furent parmi les émissions les écoutées de Radio Clermont-Auvergne durant les années 1950-1970. Le créateur du sympathique reporter-paysan n'était autre que René Paput (1923-2001), né rue du Marché à Lapalisse. A 18 ans, René Paput débuta comme disquaire à la Radiodiffusion nationale à Vichy. A la Libération, il lança, depuis Royat, l'émission "Ici Radio FFI Clermont-Auvergne" (voir photo ci-dessus à gauche). Intégrant à la fin des années 60 les structures de FR3 Auvergne, il en fut jusqu'en 1982, l'un des principaux producteurs.
Elu conseiller municipal de Chamalières dès 1959, il en devint adjoint au maire en 1965, poste qu'il occupa jusqu'en 1995. Aux cantonales de 1979, sous l'étiquette PR-UDF, René Paput bat Roger Quillot, maire de Clermont-Ferrand, dans le canton de Clermont nord. En 1982, il est élu conseiller général du canton de Clermont-Ouest. René Paput, chevalier de l'Ordre national du Mérite, présida la société culturelle auvergnate Auvernha danseira de 1954 à 1976.
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S. HUG

mercredi 14 juillet 2010

Au temps du Tacot




Photo 1 : vue de la ligne du Tacot sur les hauteurs de Lapalisse, photo 2 : carte du tracé du Tacot dans la région de la Lapalisse.

Créé en deux étapes (1893, ouverture de la ligne de chemin de fer économique Dompierre-Lapalisse et 1906, ouverture de la ligne Lapalisse-Le Mayet-de-Montagne), le Tacot ne fut pas seulement pour les populations du val de Besbre et de la Montagne bourbonnaise un simple moyen de tranport, il était un véritable monument social. Décidé dans la foulée du plan Freycinet visant à parachever l'équipement ferroviaire français, la rentabilité des lignes de Chemin de fer économique de l'Allier se posa néanmoins dès le début des années 1920. La ligne Dompierre-Le Mayet-de-Montagne ferma définitivement le 1er juin 1939. Les locaux de la gare de Lapalisse-ville furent rachetés par la municipalité lapalissoise en 1945.
Photo 3 : l'automotrice De Dion MH, ultime "Tacot" sur la ligne Dompierre-Le Mayet, photos 4 et 5 : horaires de la ligne Dompierre-Le Mayet en 1938, photo 6 : la gare de Lapalisse-ville avant 1914.
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S. HUG