jeudi 8 avril 2010

L'épopée des Mines de Bert-Montcombroux

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Les premiers gisements de schistes houillers furent découverts aux Freschiers sur la paroisse de Bert vers 1780. Mais ce fut seulement vers 1820 que leur exploitation débuta véritablement autour des puits des Mandins, de l’Aubepin et des Comtois. La première compagnie des Mines de Bert, associant les sieurs Bouquet, Méplain et Crouzier, vit le jour en 1832. Deux ans plus tard, une autre compagnie, Rossigneux-Meilheurat, obtint la concession des gisements situés sur Montcombroux.

L'ancien carreau des Mandins est actuellement occupé par les ateliers de la société SACRED-Bertoise de caoutchouc.

En 1837, la Société Ratel absorba la compagnie Rossigneux-Meilheurat et développa les mines bertoises. Une voie ferrée (la première du département) fut ouverte en 1843-1844, assurant la jonction sur 25 kilomètres entre le puits des Comtois et le port fluvial de Dompierre-sur-Besbre. La voie, en fonction jusqu’en 1938, possédait un écartement de 0,92 m. La traction des wagonnets fut tout d’abord assurée par la force hippomobile, puis la Société Ratel fit rapidement l’acquisition de deux locomotives à vapeur. La Société Ratel fut mise en liquidation en 1842, une nouvelle Société fut alors constituée et perça deux nouveaux puits : les Echelles, Sainte-Barbe. Les effectifs ne cessèrent alors d’augmenter : 106 ouvriers en 1856, 250 en 1865. A cette époque la production totale était de 20 000 tonnes dont les deux tiers étaient acheminés vers le port de Dompierre. En 1873, les deux Sociétés minières, Ratel et Crouzier, fusionnèrent et donnèrent naissance à la Société Anonyme des Mines de Bert. Dans les années 1880, les différents carreaux employaient environ 350 ouvriers et chaque année 40 000 tonnes de houille étaient extraites. Alors que Montcombroux comptait 436 habitants en 1846, la population communale culmina à 1447 habitants en 1891.


En 1902, une Société des Mines de Bert et de Montcombroux fut fondée. Durant la Grande Guerre l’exploitation connut un pic en culminant à 62 000 tonnes en 1917 et 1918.

A partir des années 1920, le charbon de Bert-Montcombroux devenu trop cher à exploiter, perdit de sa compétitivité. Les mines furent finalement fermées en 1934. En 1942, afin de soutenir l’effort de guerre de l’occupant, le Régime de Vichy fit rouvrir les mines de Bert-Montcombroux. La production cessa définitivement en 1951 alors qu’un projet de création d’une centrale thermique capable de fournir de l’électricité à toute la région était porté, sans lendemains, sur les fonts baptismaux par Fernand Auberger, sénateur de l’Allier, Pierre Gonard, maire de Bert et conseiller général et Gilles Gozard, député de l’Allier.

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Depuis le milieu des années 1990, l'Association des Gueules Noires de Montcombroux assure la conservation et la promotion du patrimoine et de la mémoire de cet ancien bassin minier.

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S. HUG

HUGSTEPHANE@aol.com

1 commentaire :

vaneroux a dit…

je suis petite fille de mineur de montcombroux votre article est très intéressant