vendredi 2 mars 2012

François Girardeau (1844-1936), républicain ordinaire

Cet article est publié en hommage au Docteur vichyssois Jacques Cousseau, disparu l'été dernier, historien de l'hôtellerie de la cité thermale et qui avait précieusement conservé toutes les archives de son aïeul, François Girardeau.
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François Girardeau naquit à Saint-Gengoux-le-royal (Saône-et-Loire) en 1844. Son père étant couvreur, à sa sortie de l'école communale, François décida de s'engager sur la voie paternelle et partit ainsi faire son "tour de France" en tant que compagnon-couvreur. François Girardeau travailla à de nombreuses reprises à Vichy dans la décennie 1860. Engagé volontaire lors de la guerre de 1870 en tant que franc-tireur, François Girardeau découvrit véritablement Lapalisse peu après son retour à la vie civile. En septembre 1873, il épousa une jeune lapalissoise, Marie-Louise Dujardin (1852-1936), fille d'un maçon qui lui donna deux enfants. Très vite, François Girardeau s'installa à son compte au faubourg où il établit sa demeure et son atelier. Ardent anticlérical, libre penseur, François Girardeau entra au conseil municipal de Lapalisse en 1881 et y siègea jusqu'en 1888, puis de nouveau entre 1896 et 1900. Il fut également pendant de longues années président du conseil d'administration de la Caisse d'Epargne de Lapalisse.




Esprit curieux, François Girardeau possédait une assez belle bibliothèque qui regroupait notamment une Histoire naturelle en 27 volumes, le Dictionnaire encyclopédique de Trousset en 6 volumes, un atlas géographique dressé par Elisée Reclus, des ouvrages d'histoire politique...



François Girardeau mit fin à sa carrière professionnelle autour de l'âge de 60 ans. Disposant d'un bon porte-feuille d'actions et de trois maisons de rapport à Lapalisse, notre homme vivait en fait depuis de nombreuses années en bon bourgeois. Néanmoins, l'inflation causée par la Grande guerre fit fondre le rapport de ses titres et les dernières années de sa vie furent un peu moins confortables que celles de la Belle Epoque. François Girardeau s'éteignit dans sa maison du faubourg le 31 octobre 1936 et fut enterré civilement au cimetière municipal en présence de tous les membres de la Libre-Pensée locale.




S. HUG




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