mercredi 13 avril 2022

Chronique du haut de la palissade : à gauche jusqu'à la gaucherie

 Les scores réalisés ce dimanche à Lapalisse par Marine Le Pen et par les deux autres candidats du "bloc national" (40 % à eux trois), n'ont rien d'étonnants. Depuis des mois, j'écris que la société lapalissoise est fracturée, minée par l'échec cuisant du mouvement des Gilets jaunes et rien n'a été fait pour tenter d'amortir les chocs sociaux. Enfin, si, Monsieur le Maire propose une fête sur les quais de la Besbre... Pour un homme qui a passé sa vie à attendre des idées et qui n'hésite pas à prendre au vol celles des autres, il n'y a rien de stupéfiant dans cette démarche. Et pourtant, toutes les idées ne sont pas bonnes à s'approprier, mais toutes, au pays de Monsieur de La Palice, ont la fâcheuse habitude de coûter trop chères. Ainsi, à la tête d'un conseil municipal qui se fissure sans cesse, Jacques de Chabannes pourra-t-il enfin parler avec sincérité de ce qu'il compte désormais faire du bâtiment rénové de l'ancien Moulin de la ville ? Bref, la fête peut bien attendre Monsieur de Chabannes, il y a d'autres priorités et tout d'abord sauver certaines familles de la gêne dans laquelle elles s'enlisent de jour en jour. Je le redis, il est temps de muscler le dispositif des "chèques-opportunités" dans les commerces locaux. 

Pire, voici que les champions locaux de la solidarité en viennent, à longueur de posts sur les réseaux sociaux, à casser du sucre sur le dos de la population lapalissoise, vexés par des scores électoraux qui font tâches au pays de la Radicalie. La blague est facile, mais ils poussent le bouchon un peu loin. Il faut dire que pendant des années, ces tristes sires, souvent issus des rangs de l'Education nationale,  se sont érigés comme les seuls capables de parler au nom du peuple. Mais  le peuple n'est à personne. Depuis des années, ces gens de gauche, bien éloignés en fait de l'image de l'intellectuel dont ils se targuent, ont mené, à chaque élection, la même stratégie : diaboliser le Front National, puis, le rassemblement national. Pour ma part, je ne varie pas d'analyse. Si au fil des trois dernières décennies, cette rengaine n'avait pas été claironnée à l'envie, les électeurs, d'ici et d'ailleurs, se seraient depuis longtemps rendus compte par eux-mêmes, certes, des quelques forces, mais aussi et surtout, les petites incohérences contenues dans les programmes Le Penistes. L'épreuve de la gouvernance aurait été un filtre imparable. En attendant, à Lapalisse, on prépare une fête...


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